APRÈS L'ADOPTION DE PLUSIEURS MESURES SOCIALES PAR LE PREMIER MINISTRE GREC

L'allègement de la dette grecque à court terme a été suspendu

19 décembre 2016

Les ministres des Finances de la zone euro ont décidé de suspendre les mesures visant à réduire la dette de la Grèce à court terme, après que le Premier ministre grec Alexis Tsipras a adopté plusieurs mesures sociales, a annoncé la semaine dernière un porte-parole de l'Eurogroupe, informe l'AFP, selon Agerpres.
Le Premier ministre grec a récemment annoncé qu'un montant de 617 millions d'euros sera attribué à 1,6 million de retraités sous la forme d'un supplément spécial à la pension et que certaines îles de l'est de la mer Égée seront exemptées de l'augmentation de la TVA. Les créanciers de la Grèce soutiennent que ces mesures n'ont pas été discutées avec les institutions surveillant les prêts octroyés à la Grèce par la zone euro (la FMI, la Commission européenne, la BCE, le Mécanisme européen de stabilité) conformément au dernier accord d'aide approuvé par les autorités d'Athènes.
« Les actions du gouvernement grec - la réintroduction de la 13e retraite et le report de l'augmentation de la TVA - ne sont pas conformes à nos accords », a indiqué dans un communiqué le porte-parole du président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, qui montre: « Par conséquent, il n'y a pas unanimité parmi les États membres pour introduire des mesures visant à réduire la dette convenue lors de la réunion de l'Eurogroupe, le 5 décembre ».
Les ministres des Finances de la zone euro ont accordé à la Grèce une légère réduction de sa dette au début du mois. Trois jours plus tard, Alexis Tsipras a annoncé la réintroduction de la 13e pension, enlevé lors de mesures d'austérité précédentes, pour les pensions les plus basses et le report de l'augmentation de la TVA pour les îles qui abritent 16 000 migrants et des réfugiés. Le Premier ministre grec a souligné que ces mesures sont possibles en raison d'un excédent budgétaire primaire supérieur à l'objectif fixé en 2016 et qu'elles ne violent pas l'accord conclu avec les créanciers internationaux pour un troisième plan d'aide.
Plusieurs responsables de la zone euro ont critiqué récemment le Fonds monétaire international, après que certains représentants du FMI ont critiqué à leur tour la zone euro pour demander à la Grèce d'atteindre un excédent budgétaire primaire de 3,5% du PIB en 2018, transmet Reuters.
Le FMI soutient que le gouvernement grec, qui a déjà réduit ses investissements et ses dépenses, ne sera pas en mesure de toucher des zones plus sensibles telles que les pensions et les impôts sur le revenu. Au lieu de se concentrer sur plus d'austérité pour atteindre un excédent de 3,5% du PIB, le FMI fait valoir que la Grèce devrait se concentrer sur la création d'un système moderne d'aide sociale financé avec de l'argent obtenu d'un équilibre trouvé entre le système fiscal et les pensions trop élevés.
Au lieu de cela, la Commission européenne fait valoir qu'il n'y a rien de mal avec les actions envisagées pour la Grèce dans le programme d'aide actuel.

L'Opinion du lecteur
0 commentaires
zoomer l'image

Victoire des libéraux, mais non du PNL

MAKE

Je comprends bien pourquoi les libéraux se chamaillent après l'échec des élections, mais ils ne doivent pas se fâcher, car en fait, l'électorat a choisi le libéralisme.
C'est vrai, le libéralisme sans le PNL.
Lire la suiteLire la suite

Partener
.